Mes moments difficiles dans ma com'☀️

La communication c’est pas de tout repos, et en tant qu’entrepreneur qui communique, on vit tous des moments difficiles, même quand on est du métier.

J’en parle avec vous en toute transparence aujourd’hui. Pour tous ceux pour qui c’est difficile de persévérer en ce moment, pour tous les ras le bol, les envies d’arrêter, et pour vous déculpabiliser, j’espère.
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☀️ Le démarrage en dessous de zéro
Je me suis lancée dans le business il y a 4 ans. Après un Bac +5 en stratégie de communication, 3 années passées en agence de communication, j’ai décidé de me lancer. Sauf que je suis parti avec un gros bâton dans les roues : pas de profil LinkedIn. Ni pendant mes études, ni pendant mes années de salariat, je n’ai rien construit pour pouvoir mettre le pied à l’étrier une fois lancée dans l’entrepreneuriat. Pas de réseau, pas de profil, pas de contact ni de visibilité, rien nada que dalle.
J’ai commencé de zéro, zéro abonné, zéro contenu, rien du tout, et en tant que communicante j’avoue que je m’en suis mordu les doigts. J’aurai pu profiter de 8 années d’expérience pour me construire une base qui m’aurait bien servi au démarrage. Mais je n’y avais pas pensé avant, et il fallait y aller quand même. Avec un petit goût amer, j’ai commencé sur LinkedIn en partant de rien, et les débuts ont été difficiles. Comme tout le monde, mon premier post à fait 7 likes, 0 commentaire, et un nombre de vues aussi faible qu’un post publié à 23h sur une page entreprise.
C’était galère, c’était long, et même avec une stratégie de communication, il a fallu persévérer pour avoir les premiers résultats.
☀️ Une tonne d’efforts sur LinkedIn, sans résultats
Comme tout le monde ou presque, j’ai passé des heures et des heures sur LinkedIn, sans avoir de résultats. Et c’est de loin le moment que je trouve le plus difficile dans la création de contenus. Clairement, je passais toutes mes journées sur le réseau. Je n’avais pas encore de clients, et pour seul objectif d’en trouver. Alors j’ai mis tout mon temps et toute mon énergie dans ma création de contenus et ma routine d’engagement.
Trouver des idées, les rédiger, créer des visuels, publier, laisser des commentaires, envoyer des invitations, scroller le feed, recommencer, tous les jours, toute la journée. Une semaine passée, puis deux, puis trois, puis un mois, puis deux, et toujours pas de résultats.
C’est typiquement LE moment où tu as envie d’abandonner. Tu te demandes à quoi bon, t’as l’impression que ce que tu fais est nul, tu te compares à ceux pour qui ça marche sur LinkedIn. Tu comptes les likes sur les doigts d’une main, tu passes un temps fou à te faire ta place, et tu te remets en question (beaucoup trop).
Mon avantage en étant du métier, c’est que je savais que ça fait partie du process. Les résultats arrivent sur le moyen/long terme, c’est normal. Pour autant au bout de quelques semaines, t’as clairement envie de dire fuck. Mais la régularité et la persévérance sont des clés, alors j’ai continué.
☀️ Beaucoup (trop) de temps passé
Puis un jour ça a fonctionné, c’est même devenu mon canal d’acquisition principal. Pour autant, un nouveau problème s’est manifesté : le temps passé sur le réseau. Les publications, la routine d’engagement, les messages privés en quantité, les centaines de commentaires par jour, les sollicitations à tout va. Tu commences à avoir des clients, des projets à gérer, et tu te retrouves à tout mener de front en même temps, et en solo.
On pourrait dire que ce sont de bons problèmes, ça fonctionne et c’est ce qu’on voulait, c’est vrai. Pour autant ce n’est pas si simple à gérer, et si vous créez du contenu vous le savez aussi bien que moi.
☀️ Le ras le bol des réseaux sociaux
Ceci entraînant cela, le ras le bol des réseaux sociaux fini par débarquer, et nous ne sommes pas épargnés quand on est du métier. Ils sont énergivores, de vrais bouffeurs de temps et d’énergie. On scrolle, on crée, on lit une quantité d’infos, on se compare, on a l’impression que tout le monde fait mieux que nous.
Puis on a envie d’autre chose, de plus d’humain, de vraies rencontres, de se recentrer. On perd du sens à ce qu’on fait, et ça m’est arrivé plusieurs fois. Je crois que c’est un peu comme tout d’ailleurs, quand ça nous prend beaucoup de temps et d’énergie, au moindre coup de mou, à la moindre fatigue qui se pointe, on remet en question ce que l’on a mis en place.
Pas plus tard qu’il y a deux semaines, j’ai fait 10 jours de pause LinkedIn, parce qu’après quelques jours de congés, je n’ai pas eu envie de reprendre. Trop de choses à gérer, trop de charge mentale, envie de me concentrer sur d’autres sujets, et pas l’énergie de passer deux heures par jour sur le réseau. A une période où je me serai flagellée, moi qui prône la régularité et la discipline, aujourd’hui je sais que c’est OK. On est tous humains, avec des moments de moins bien, ou tout simplement l’envie de faire autre chose parfois.
C’est arrivé, ça m’arrivera encore, et comme à chaque fois je ferai une petite pause pour prendre un peu de recul, relativiser, et en profiter pour ajuster ma stratégie de communication. Pour une com’ qui soit toujours plus alignée avec qui je suis, qui me ressemble, et qui continue autant que possible de me faire kiffer.

